La faune et la flore

Les 1ers habitants de l’île furent émerveillés par la flore couvrait toutes les pentes et un nombre considérable d’animaux y vivait. Le développement de la population a entraîné le défrichement, et la forêt a reculé. Il ne reste plus actuellement que quelques lambeaux de la forêt primaire, accrochés à des pentes inaccessibles, ou dans des régions perdues, loin des habitations. Une forêt secondaire s’est développée à partir des friches : des espèces nouvelles, robustes, se sont adaptées et ont proliféré.

Du côté de la région au vent, les forêts sont plus nombreuses et on peut observer, à partir des coulées récentes, les paliers de colonisation de la coulée par la végétation : mousses et fougères, arbustes puis arbres. Il reste dans cette belle région de riches essences, des bois de couleur recherchés : petite natte et grande natte, benjoin… En altitude, l’île est ceinturée par les calumets de Bourbon (genre de bambou, variété endémique), puis par les tamarins des Hauts, arbres puissants, aux formes tourmentées. Les sommets eux-mêmes n’ont plus qu’une végétation rabougrie de branles. Partout dans ces régions humides, de grandes mousses claires, « la barbe Saint-Antoine », s’accrochent aux ramures.

Sous le vent, le paysage végétal change. Le littoral, de climat sec, porte des savanes avec des bosquets d’épineux. L’homme a introduit les filaos, pour fixer les dunes de sable, hier encore mouvantes. Les grands défrichés sur les pentes des planèzes, au moment de la gloire des caféiers et de la Compagnie des Indes, n’ont jamais retrouvé de couverture forestière. En altitude, on retrouve l’étagement classique : forêt dense, calumet, tamarin des Hauts, branles.

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