les cultures de spéculation

Sur le plan agricole, les conditions naturelles ne sont pas toujours favorables, car l’île est sous l’influence des cyclones tropicaux qui engendrent des dégâts sur les cultures, et les surfaces cultivables ne représentent que 1000 km² sur une superficie de 2 500 km². Ces facteurs ont une grande part de responsabilité dans le caractère particulier de l’économie réunionnaise, mais il faut bien reconnaître que si depuis un siècle la canne à sucre produit entre 80 % à 90 % des revenus agricoles de l’île, c’est avant tout parce que les autres cultures et notamment les cultures vivrières ont été sacrifiées aux cultures de spéculation destinées à l’exportation.

Devant le chômage croissant et le déficit constant de la balance commerciale un effort est fait pour que l’île puisse subvenir à certains de ses besoins, notamment dans les domaines de l’élevage et des cultures vivrières. Mais l’état de ses ressources montre que l’île se remet difficilement aujourd’hui de son passé colonial.

Parmi les cultures de spéculation se trouvent celles de la canne à sucre, de la vanille, des huiiles essentielles. La culture de la canne a gardé, aujourd’hui encore, les aspects classiques d’une monoculture. L’île fabrique plus de 200 000 tonnes de sucre, à partir d’une 10aine d’usines et l’objectif avoué est d’atteindre les 300 000 tonnes. Toutes les régions agricoles du littoral, et les 1res pentes, jusqu’à 500, voire 900 m d’altitude, sont vouées à la canne.

Les variétés de cannes sont maintenant le produit de recherches locales. Il existe des variétés aadptées mides ou sèches. Les meilleurs rendements sont obtenus en régions chaudes et irriguées. Le même progrès ne se retrouve pas dans le domaine dela mécanisation de la récolte, quasiment impossible en raison des frotes pentes. Des problèmes sérieux entravent le développement de la production comme celui de la productivité (coût des engrais, coût de la main-d’oeuver, coût du transport). Un plan de relance a été discuté et arrêté qui devrait donner des résultats dans les années à venir. Les produits de la canne (sucre, bagasse, mélasse, alcool, rhum) représentent toujours plus de 80 % des valeurs exportées.

Les huiles essentielles viennent des cultures du géranium et du Vétyver ayant été abandonnée. Le géranium pousse entre 600 et 1000 m, surtout dans la région sous le vent. La récolte des branches se fait plusieurs fois dans l’année et la cuite est réalisée dans un alambic artisanal fournissant quelques 10aines de centilitres d’une huile à parfum. Malheureusement, les débouchés sont rares, et l’histoire du géranium de Bourbon est une longue suite de réussites et de crises.

La vanille est une orchidée qui demande chaleur, humidité et sol riche. Seule la région littorale du sud-est convient parfaitement à cette culture qui exige que la plante se développe à partir d’un tuteur et que la fécondation faite artificiellement s’étale sur un temps très long. La préparation se fait par cuisson et séchage ; pyuis des ouvriers calibrent de vanille tressées (ancre, bouteille, personnage…). Mais la concurrence, dans ce domaine et dans celui des autres pays du sud-ouest de l’océan Indien, des produits synthétiques, ne favorise pas la vente de la production réunionnaise.

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